On
ne s’improvise pas traducteur.
En décembre 2000 commentant les mauvais résultats
de son entreprise, le PDG d’une société américaine
déclarait : « We let our shareholders
down » (« Nous sommes conscients d’avoir
déçu nos actionnaires »). Reprise
par un quotidien financier français et traduite
mot à mot par un journaliste bilingue, cette
déclaration est devenue « Nous avons
laissé tomber nos actionnaires. » Très
alarmant. !
Autre Exemple : Un fabricant européen de pipes
a peut-être été négligeant
sur l’adaptation française de son message.
Entre autres perles : « En 1848 dans le première
manufacture des pipes allemand on produit des pipes
de tabac par des bois choisies pour les jouisseurs
dans tout le monde… » Ou, plus loin,
le slogan publicitaire définitif : « 5
générations de faiseurs de pipes par
passion. »
Une traduction qui fait grincer les dents
ou fait hurler de rire les clients, les fera également
fuir.
Le
talent du traducteur va bien au-delà des simples
mots. La traduction n’est pas une commodité.
C’est un art de la transposition d’une
langue à l’autre, de la même
idée et dans le même registre, qui
s’aiguise au fil du temps et de l’expérience.
Un discours, un site Web, une plaquette commerciale,
un catalogue produits… : toute communication
doit être spécifique. Un rapport annuel
ne devrait pas ressembler à un article dans
Voici. Le style, la facilité de lecture,
le choix des mots, la longueur des phrases ou des
citations… tout est modulable en fonction
de la nature du document et de l’objectif
de communication.
Si
vous voulez donner une image internationale,
l’approximation
est interdite. Sachez que dans de nombreuses
cultures, les gens n’apprécient
guère qu’on déforme leur
langue. Ils ne trouvent pas ça charmant.
Ils trouvent ça méprisant. Exemple
: Une entreprise française a construit
sa brochure de présentation autour du
thème « 5 » : présente
sur cinq continents, cinq domaines d’expertise,
cinq raisons de les contacter, etc. Petit problème
: en anglais on compte six (voire sept) continents
!
La
traduction automatique (« brut de logiciel »)
laisse tout de travers, comme un mauvais traducteur
ou un traducteur inexpérimenté.
Et fera fuir vos clients.
Exemple : Le World Energy Council, lors de son
17e congrès tenu à Houston (Texas),
a utilisé un logiciel pour l’adaptation
française de ses panneaux d’affichage.
On y a trouvé (en caractères énormes)
quelques jolies perles : « Emergency
exit only » (sortie de secours) est devenu « Urgence
sort seul » ; photograph booth (photomaton) à donné « Baraque
de la photographie » et « Tour
registration » (le
guichet d’inscription aux visites guidées),
s’est transformé en « inscription
de la tournée. »
Parler est une chose, écrire en est une
autre. L’aisance verbale ne garantit pas
une écriture fluide et élégante.
Neuf fois sur dix, on sentira « l’étranger » dans
votre écriture en langue étrangère,
même si vous avez l’habitude des discussions
d’affaires en anglais, même si vous
passez beaucoup de temps dans les pays où l’on
parle ces langues. Etre bilingue ne garantit
pas la fluidité de l’écriture,
ni le talent pour la traduction.
UNE
BONNE TRADUCTION SERA DE LA DYNAMITE
POUR
VOTRE SOCIETE ET ATTIRERA DE NOUVEAUX CLIENTS.